Global industrie 2026 paris : les nouveautés à ne pas manquer

Global Industrie 2026 revient à Paris pour sa huitième édition du 30 mars au 2 avril, confirmant son statut de rendez-vous incontournable pour les 60 000 professionnels et 2 300 exposants attendus. Après une édition précédente marquée par la combativité face aux défis économiques, le salon pivote vers une dynamique résolument positive : « positivons l’industrie ». Cette année se distingue par des innovations structurelles majeures qui redessinent l’offre proposée. Le Village des technologies numériques met en lumière l’intelligence artificielle, la cybersécurité et les jumeaux numériques comme leviers de transformation. L’Entrepôt connecté by GI renforce l’offre intralogistique en intégrant les flux de supply chain de manière globale. Le Booster, nouvel accélérateur d’innovation industrielle, apporte un accompagnement transversal aux entreprises sur l’internationalisation, la montée en compétences et le financement. Au cœur de ces évolutions, la question de l’attractivité des talents reste centrale : 150 000 postes à pourvoir attestent du dynamisme du secteur, mais aussi de l’urgence à rendre l’industrie désirable auprès de la jeunesse. Avec huit ministres annoncés et plusieurs délégations parlementaires attendues, le salon devient un moment où les pouvoirs publics énoncent des politiques industrielles et recueillent les retours du terrain.

En bref : Global Industrie 2026 déploie plusieurs nouveautés destinées à accélérer la transformation industrielle. Le Village des technologies numériques offre une vitrine complète aux solutions d’IA, de cybersécurité et de dématérialisation. L’Entrepôt connecté by GI, co-créé avec Proxinnov et connecté par HubOne, élargit l’écosystème robotique en englobant l’ensemble des flux logistiques. Le Booster fournit un accompagnement stratégique aux industriels sur cinq axes : internationalisation, compétences, normalisation, RSE et innovation. La Grande Scène articule son programme autour de quatre thèmes : compétition mondiale, accompagnement territorial, innovation et R&D, puis attractivité des talents. Des créateurs de contenu et des influenceurs travaillent à séduire les 8 000 jeunes visiteurs attendus. Huit ministres, dont le ministre de l’Industrie, assureront une présence gouvernementale renforcée pour annoncer des mesures structurantes.

Le repositionnement stratégique de Global Industrie 2026 autour des technologies numériques

La transition numérique constitue depuis plusieurs années un axe structurant de la modernisation industrielle française. Global Industrie 2026 cristallise cette orientation en déployant un Village des technologies numériques dédié aux solutions qui redéfinissent le pilotage de la production. Ce secteur ne se limite plus aux outils informatiques classiques : il englobe maintenant l’intelligence artificielle, la sécurisation des données, la cybersécurité et les jumeaux numériques comme systèmes intégrés de transformation des modèles opérationnels.

L’une des réalités que les industriels connaissent bien : l’IA n’est pas une finalité en elle-même, mais un vecteur d’efficacité énergétique et de traçabilité. La mise en avant de ces technologies dans un espace dédié répond à un besoin structurel. Les fabricants d’équipements, les fournisseurs de services et les intégrateurs système pourront y présenter comment leurs solutions s’articulent au sein d’une chaîne numérique cohérente. Cela diffère sensiblement d’une simple juxtaposition d’exposants : il s’agit de montrer l’écosystème en action, où chaque brique technologique prend sens dans le contexte opérationnel de l’industrie.

La dématérialisation des flux s’impose également comme enjeu opérationnel majeur. La protection des données devient indissociable de cette dématérialisation, soulevant des questions de conformité réglementaire que les directeurs juridiques et les responsables de la sécurité de l’information ne peuvent plus traiter en silos. Le stockage des données, leur accessibilité et leur gouvernance constituent des points d’inflexion pour les décisions d’investissement technologique des PME et des ETI présentes au salon.

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L’Entrepôt connecté by GI : intégration de la supply chain et robotique avancée

L’Entrepôt connecté by GI incarne une évolution qualitative dans la manière dont Global Industrie représente l’intralogistique. Contrairement aux éditions précédentes, où la robotique était présentée de manière segmentée, cette nouvelle structure englobe l’intégralité des flux de la supply chain, des robots mobiles autonomes (AGV, AIV, AMR) jusqu’aux systèmes de gestion d’entrepôt. Cette approche systémique reflète la réalité des grandes organisations : aucun robot ne fonctionne en isolation, tous doivent s’intégrer dans un écosystème de données et de commandes partagées.

La co-création avec Proxinnov et le raccordement par HubOne signalent également une volonté de démontrer comment les acteurs spécialisés collaborent pour créer des solutions interopérables. Pour les sous-traitants et les équipementiers présents, cela offre une opportunité de visualiser les chaînes de valeur en action et d’identifier les points de connexion avec leurs propres offres. Un intégrateur système peut voir comment son logiciel de pilotage conversationnel doit dialoguer avec les robots, quelles API sont nécessaires, quels sont les standards en vigueur.

Cette intégration verticale de l’intralogistique répond aussi à une demande croissante de traçabilité et de sécurité dans les chaînes logistiques. Les attentes des donneurs d’ordre en matière de visibilité des flux physiques obligent les fournisseurs de solutions logistiques à proposer des architectures où les données circulent sans friction entre les systèmes. L’Entrepôt connecté by GI devient ainsi un banc d’essai pédagogique pour les entreprises qui n’ont pas encore engagé leur transformation logistique.

Le Booster : un accélérateur d’innovation pensé pour l’écosystème industriel français

Le Booster représente une réflexion novatrice sur ce que le salon peut offrir aux entreprises au-delà de la simple présentation de produits. Julie Voyer, directrice du salon, met l’accent sur un besoin longtemps resté non formalisé lors des éditions précédentes : l’accompagnement stratégique et opérationnel des industriels dans leur développement. Ce nouveau pôle s’articule autour de cinq pools d’exposants, dont quatre ciblant des thématiques transversales et un cinquième dédié strictement à l’innovation et la recherche.

Le périmètre du Booster couvre des domaines qui conditionnent la pérennité des entreprises : l’ouverture aux marchés internationaux, la montée en compétence des collaborateurs, les enjeux de normalisation, les démarches d’économie circulaire et de responsabilité sociétale, et bien sûr le financement de l’innovation. Chacun de ces domaines s’adresse à des défis concrets que les PME et ETI rencontrent au quotidien. Une entreprise de sous-traitance qui souhaite exporter doit maîtriser les réglementations douanières et les normes des marchés cibles ; elle doit aussi recruter et former les compétences nécessaires. Ces questions sont rarement traitées intégralement dans une single source d’information.

La dimension collaborative constitue l’originalité du Booster. L’Agora centrale accueillera des retours d’expérience et des cas d’usage concrets portés par des grands groupes industriels qui révéleront leurs stratégies d’innovation aux sous-traitants. Cet échange descendant sert à sécuriser les chaînes de valeur : un grand groupe ne peut innover seul, il a besoin que ses partenaires l’accompagnent. Le rôle du sous-traitant dans cet écosystème collaboratif devient crucial, puisqu’il doit anticiper les besoins futurs de ses donneurs d’ordre et démontrer sa capacité d’adaptation.

Pools du Booster Industrie 2026

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Impact Élevé : Transformation majeure
Impact Moyen : Optimisation significative
Impact Croissant : Évolution progressive
Urgent : Action prioritaire 2026
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La valorisation de la collaboration industrielle et les récompenses envisagées

Une première à Global Industrie 2026 : le salon instaurera un système de récompense destiné à mettre en exergue la collaboration industrielle la plus robuste. Cette initiative reconnaît implicitement que la compétitivité future de l’industrie française repose sur des écosystèmes d’entreprises interconnectées, plutôt que sur des champions isolés. Une PME qui a developpé un partenariat durable avec un grand groupe, qui a investi dans la formation pour suivre son évolution technologique, et qui s’inscrit dans un modèle d’économie circulaire, incarne cette nouvelle vision.

Ces récompenses serviront aussi à amplifier les messages territorialisés. L’industrie française n’existe pas en tant que bloc monolithique ; elle s’organise en pôles régionaux, en clusters sectoriels et en filières locales qui structurent l’emploi et la création de valeur. La récompense de la collaboration industrielle la plus forte, celle qui aura permis de témoigner des liens les plus forts avec des PME et des développements robustes dans un territoire donné, instaure un précédent : Global Industrie ne valorise pas seulement l’innovation, mais aussi la responsabilité collective.

Cette dimension collective transforme la nature du salon lui-même. Ce n’est plus un simple marché où les exposants cherchent à vendre leurs solutions ; c’est un moment d’introspection collective de l’industrie, où les acteurs reconnaissent leur interdépendance et où le secteur définit ses propres critères d’excellence au-delà des seules métriques financières.

L’innovation et la recherche comme moteurs de l’industrie du futur

Pour la première fois dans l’histoire du salon, les laboratoires et les structures de recherche bénéficient d’une visibilité comparables aux équipementiers traditionnels. Cette reconnaissance répond à une évolution structurelle : l’innovation industrielle ne jaillit plus des seuls départements R&D des grandes entreprises, mais également des organismes publics de recherche, des Carnot et des Pôles d’excellence industrielle (PEI). Cette démocratisation de la source d’innovation ouvre des opportunités de partenariat que les PME n’envisageaient pas dix ans auparavant.

Le Comité Robotique France 2030 apportera ses démonstrateurs au salon, illustrant comment les financements publics transitent du concept académique vers l’application industrielle. Les projets financés par France 2030 seront exposés, permettant aux entreprises qui n’y ont pas participé directement de comprendre les orientations stratégiques qui structureront le marché dans les trois à cinq ans. Cela constitue une forme de renseignement stratégique : une sous-traitance qui observe quels types de projets sont financés publiquement peut anticiper quels clients vont demander demain des capacités qu’elle n’a pas encore développées.

La création du prix « Les Voix de l’Industrie » dénote une volonté de valoriser les hommes et femmes qui innovent, pas uniquement les innovations abstraites. Cette nuance est importante : elle humanise le processus innovant et suggère que l’attractivité des métiers techniques repose en partie sur la capacité des entreprises à reconnaître et mettre en avant les talents qui les portent. Un jeune ingénieur qui voit ses homologues récompensés sur une grande scène, qui est identifié comme une « voix » de l’industrie, perçoit autrement la proposition de valeur d’une carrière technique.

L’articulation entre recherche publique et application industrielle

La présence des PEI et du réseau Carnot au sein du pool innovation du Booster signale une stratégie d’intégration verticale de la chaîne de découverte. La recherche académique qui trouve son débouché dans un produit commercialisable doit franchir plusieurs stades : preuve de concept, prototype, industrialisation, commercialisation. À chaque étape, les risques financiers et technologiques augmentent, et c’est là que les structures de partenariat public-privé gagnent en pertinence.

Un entrepreneur ou un directeur technique qui discute avec un chercheur du CNRS ou d’une université peut évaluer la maturité technologique d’une solution potentielle bien avant de s’engager dans un investissement massif. Inversement, le chercheur comprend mieux les contraintes opérationnelles et commerciales qui doivent gouverner son travail s’il dialogue avec des industriels qui auront à déployer sa solution à l’échelle. Global Industrie 2026 devient alors un carrefour où cette conversation se densifie.

Les pôles de compétitivité français, les labex et les investissements d’avenir ont généré un stock considérable de solutions technologiques qui attendent leur adoption industrielle. Le salon offre une plateforme pour accélérer cette adoption : une PME qui hésite à financer la montée en maturité d’une technologie nouvelle peut rencontrer des financeurs privés, des intégrateurs système et des utilisateurs finals qui réduisent son incertitude décisionnelle. L’effet réseau du salon devient un accélérateur de la transition technologique globale.

L’attractivité des talents et la mobilisation de la jeunesse pour l’industrie

Plus de 150 000 postes à pourvoir dans l’industrie française constituent un indicateur puissant : le secteur crée de la valeur et génère de l’emploi. Paradoxalement, cette dynamique cache une fragilité : l’industrie peine à être perçue comme un secteur moderne et attractif par les nouvelles générations. Les images d’usines grises et poussiéreuses persisten dans les représentations mentales, alors que les environnements de travail se sont transformés, que les métiers intègrent l’informatique et que les salaires compétitifs existent. Global Industrie 2026 poursuit une stratégie systématique de séduction de la jeunesse, avec 8 000 visiteurs jeunes attendus sur le salon.

La stratégie mise en œuvre dépasse la seule présentation de postes : elle mobilise des créateurs de contenu, des influenceurs, et des collectifs comme Elles Bougent et Les meufs de l’industrie qui bénéficient d’une crédibilité auprès de la jeunesse que les structures traditionnelles n’ont pas. Inox Tag, producteur de contenus vidéo spécialisé dans la promotion de la diversité dans l’industrie, interviendra le 31 mars sur la Grande Scène. Cette collaboration ne relève pas du marketing de façade : elle entraîne une modification qualitative du discours tenu sur le salon, en montrant l’industrie par les yeux de celle et ceux qui la pratiquent effectivement, avec enthousiasme et sans condescendance.

La mobilisation des partenariats avec les collectifs de promotion de l’industrie s’intensifie également. Elles Bougent, réseau fondé en 2006 qui promeut les carrières scientifiques et techniques auprès des filles, et Les influstriels, qui produisent du contenu dessiné en faveur des métiers techniques, opèrent une démystification de l’univers industriel. Leur présence renforce auprès du public jeune l’idée que l’industrie est un secteur où la diversité n’est pas une contrainte imposée, mais une richesse attendue.

L’organisation de la Grande Scène et l’ancrage territorial du discours industriel

La Grande Scène du salon structure son programme thématique sur quatre journées distinctes, chacune accordant une attention particulière à une dimension du contexte industriel. Le 30 mars, « Nos industries face au monde » mobilise une réflexion sur la position compétitive de l’industrie française dans le contexte géopolitique et commercial global. Les dépendances critiques, l’accès aux marchés, et la résilience des chaînes de valeur structureront les débats. Le positionnement international n’est jamais neutre : une PME export-orientée, une entreprise de défense, une structure engagée dans la transition énergétique ne partagent pas les mêmes enjeux face aux marchés mondiaux.

Le 31 mars, « L’accompagnement de nos industries en mouvement » recentre la conversation sur les territoires et l’action publique locale. Cette journée reconnaît que l’industrie française n’est pas un ensemble abstrait mais une réalité ancrée territorialement, où les collectivités, les agences de développement et les réseaux d’entreprises locales jouent un rôle moteur. L’innovation diffuse se produit à cette échelle territoriale : une région qui a su créer un cluster d’entreprises complémentaires, qui dispose d’une main-d’œuvre formée et d’institutions de recherche réactives, bénéficie d’avantages compétitifs durables que les financements nationaux et européens ne peuvent qu’amplifier.

Le 1er avril, la Grande Scène s’attelle à l’innovation, la recherche et le développement, avec une mise en exergue du numérique comme levier transformateur. Cette journée accueillera des présentations sur les modèles d’affaires émergents, les startups deeptech et les partenariats public-privé qui accélèrent la transition technologique. Le 2 avril, dernier jour, demeure dédié aux talents, à l’attractivité des métiers et aux enjeux de formation et de recrutement. Cette séquence finale reconnaît que sans talents mobilisés, motivés et alignés sur les stratégies du secteur, aucune autre transformation n’est durable.

Les enjeux réglementaires et de conformité dans la transformation numérique et la protection des données

La transformation numérique que Global Industrie 2026 met en avant ne peut être dissociée des obligations réglementaires qui en encadrent la mise en œuvre. La conformité aux régulations sur la protection des données structure les choix technologiques et organisationnels des entreprises, particulièrement pour celles qui travaillent en tant que sous-traitants ou qui gèrent des données sensibles. Le stockage centralisé de données de production, la mise en place de jumeaux numériques, ou l’intégration d’algorithmes d’IA soulèvent des questions de responsabilité, de audit de conformité et de gouvernance des données.

Un directeur juridique présent à Global Industrie doit pouvoir évaluer comment les solutions présentées dans le Village des technologies numériques s’inscrivent dans un cadre de conformité. Les fournisseurs de services cloud, les intégrateurs système et les éditeurs de logiciels doivent pouvoir répondre à des questions de nature régulière : où les données sont-elles traitées, qui y a accès, comment est assurée la confidentialité vis-à-vis des tiers, quels sont les mécanismes de sécurité déployés. Ces questions dépassent le simple marketing technologique ; elles constituent les conditions sine qua non de l’adoption à grande échelle.

La mise en évidence des enjeux de cybersécurité au sein du Village des technologies numériques reconnaît implicitement que les attaques informatiques constituent un risque opérationnel majeur pour les entreprises industrielles. Une interruption de production provoquée par un rançongiciel peut coûter des millions à une PME ; la protection des données de propriété intellectuelle est une question stratégique. Les solutions présentées au salon doivent adresser ces préoccupations concrètes, pas seulement des aspirations générales à la « transformation numérique ».

La gouvernance des données et les responsabilités contractuelles en environnement collaboratif

Dans un écosystème où les donneurs d’ordre attendent que leurs sous-traitants maintiennent des standards élevés de sécurité et de conformité, la clarté des responsabilités contractuelles devient essentielle. Les éléments essentiels d’un contrat de sous-traitance incluent la définition précise des responsabilités de chacun en matière de protection des données. Une PME sous-traitante qui reçoit des données sensibles de la part d’un groupe multinational doit établir des procédures documentées, des contrôles d’accès, des audits réguliers et des mécanismes d’escalade en cas de détection d’anomalies.

Le Booster, par ses ateliers et ses retours d’expérience, offre l’occasion aux entreprises de discuter de ces enjeux dans un cadre non commercial. Comment une ETI peut-elle se positionner en tant que partenaire fiable aux yeux d’un grand groupe qui externalize certaines de ses opérations ? Comment documenter la conformité réglementaire de manière à rassurer ses clients ? Comment intégrer ces contraintes dans ses processus de digitalisation sans générer de surcoûts insurmontables ?

Ces questions traversent l’ensemble du secteur industriel français. Les structures qui sauront y répondre de manière systématique et proactive gagneront un avantage compétitif durable. Global Industrie 2026 devient alors un moment où les meilleures pratiques en matière de gouvernance des données et de conformité réglementaire peuvent être partagées et discutées au sein d’une communauté qui reconnaît ces enjeux comme structurants.

Les dimensions collectives et les perspectives pour l’industrie française post-2026

Global Industrie 2026 n’existe que parce qu’il cristallise un sentiment collectif : celui que l’industrie française a un avenir et que cet avenir mérite d’être construit ensemble. La présence annoncée de huit ministres, dont le ministre de l’Industrie présent les quatre jours, signale une reconnaissance gouvernementale de ce rôle catalyseur. Le salon devient un lieu où les politiques publiques sont énoncées, où les pouvoirs publics reçoivent des signaux du terrain et où les parlementaires (députés et sénateurs) peuvent rencontrer directement les acteurs qui mettront en œuvre les législations qu’ils votent.

Le mot d’ordre « positivons l’industrie » tranche avec une période récente marquée par des défis structurels : transition énergétique, relocalisation de chaînes de valeur, pénurie de compétences, concurrence géopolitique. Malgré ces difficultés, la combativité observée chez les industriels français suggère que le secteur ne renonce pas à se transformer et à conserver sa pertinence compétitive. Cette résilience collective est le ciment qui justifie un événement de cette envergure.

À l’horizon immédiat, les décisions d’investissement prises à la suite de Global Industrie 2026 façonneront le paysage industriel français pendant les années à venir. Une PME qui rencontre au salon un partenaire technologique susceptible de l’aider à monter en gamme technologique engagera un processus multi-annuel. Un grand groupe qui identifie sur le salon de nouveaux sous-traitants susceptibles de le suivre dans sa stratégie de décarbonation ouvrira des perspectives de croissance pour ces entreprises. Un jeune ingénieur séduit par une présentation sur la Grande Scène prendra sa décision de carrière en direction de l’industrie. Ces microdécisions agrégées redessinent le tissu industriel français.

La résilience industrielle et l’apprentissage collectif en contexte de transformation

La résilience ne signifie pas l’absence de chocs ou de perturbations. Elle décrit plutôt la capacité d’un système à absorber des chocs, à réapprendre et à se repositionner. L’industrie française a connu des décennies de restructuration, de délocalisation et de concentration. Malgré cela, elle a conservé des poches d’excellence, des compétences approfondies et des capacités d’innovation. Global Industrie, par sa fonction de rassemblement et de partage d’expérience, renforce cette résilience collective.

L’apprentissage est mutualisé : une PME qui assiste à une présentation de cas d’usage chez un concurrent ou un partenaire bénéficie d’une information qui aurait sinon pris des années à diffuser informellement. Un directeur général qui entend un collègue d’un secteur différent parler de sa stratégie d’attractivité des talents peut adapter certaines de ses pratiques. Ces transferts de savoirs, à travers les filtres d’un salon structuré, accélèrent la capacité d’adaptation du tissu industriel global.

La notion de « communauté » chère aux organisateurs du salon reflète cette vision : l’industrie n’est pas qu’une agrégation d’entreprises en concurrence, mais un ensemble d’acteurs interdépendants qui partagent des enjeux communs et qui bénéficient d’une évolution collective positive. Cette perspective commune est peut-être l’héritage le plus durable de Global Industrie 2026.

Les secteurs stratégiques et les avantages compétitifs territorialisés

L’industrie française s’organise autour de secteurs stratégiques distincts : l’aéronautique et le spatial, l’automobile et les transports, la pharmacie et le secteur de santé, l’énergie et les transitions énergétiques, l’agroalimentaire, la défense et les secteurs duaux, la chimie fine, les matériaux avancés. Chacun de ces secteurs dispose d’une géographie propre, de centres de compétence distincts et de chaînes de valeur spécifiques. Global Industrie 2026, en conférant une visibilité égale à l’ensemble de l’écosystème, reconnaît cette pluralité sans la balkaniser.

Un cluster aéronautique dans le sud-ouest français, organisé autour d’Airbus et de ses sous-traitants, fonctionne selon des logiques différentes d’une filière d’énergie renouvelable implantée dans une région côtière ou du centre du pays. Pourtant, les enjeux de transition technologique, d’attractivité des talents et de conformité réglementaire traversent transversalement tous ces secteurs. Le salon offre l’opportunité à des acteurs de filières différentes de reconnaître leurs défis communs et d’identifier des solutions qui peuvent être adaptées d’un contexte à l’autre.

Cette horizontalité du salon, loin de diluer les enjeux sectoriels spécifiques, les renforce en créant des ponts. Un fournisseur de solutions logistiques qui parle à la fois aux constructeurs automobiles et aux entreprises d’agroalimentaire peut croiser les bonnes pratiques de chacun et les adapter. L’effet de réseau du salon multiplie les possibilités d’innovation collaborative qui transcendent les frontières sectorielles.

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Qui sont les principaux visiteurs attendus à Global Industrie 2026 ?

Global Industrie 2026 attend environ 60 000 professionnels, incluant directeurs généraux, directeurs techniques, responsables de production, acheteurs, responsables de l’innovation, juristes d’entreprise et environ 8 000 jeunes en formation ou en recherche de carrière. Les 2 300 exposants couvrent fabricants d’équipements, fournisseurs de services, intégrateurs système, laboratoires de recherche et structures d’accompagnement.

Quels types de solutions nouvelles seront présentés au Village des technologies numériques ?

Le Village des technologies numériques met en avant l’intelligence artificielle appliquée à la production, les solutions de cybersécurité et de sécurisation des données, les systèmes de dématérialisation des flux administratifs et productifs, les jumeaux numériques pour la simulation et l’optimisation des procédés, ainsi que les outils de traçabilité et de gouvernance des données. Ces solutions visent à améliorer le pilotage de la production et l’efficacité énergétique.

Quel est le rôle exact du Booster et pour qui est-il conçu ?

Le Booster est un accélérateur d’innovation industrielle organisé autour de cinq pools d’exposants. Quatre pools couvrent respectivement l’internationalisation des marchés, la montée en compétences des collaborateurs, les enjeux de normalisation et de conformité, et les démarches d’économie circulaire et RSE. Le cinquième pool est dédié à l’innovation, la recherche et le développement. Il est conçu pour les PME, ETI et grands groupes qui cherchent un accompagnement stratégique au-delà de simples solutions commerciales.

Comment Global Industrie 2026 envisage-t-il d’attirer les jeunes vers les métiers industriels ?

Le salon mobilise des créateurs de contenu, des influenceurs et des collectifs comme Elles Bougent et Les meufs de l’industrie qui jouissent d’une crédibilité auprès de la jeunesse. La Grande Scène accueillera des interventions de ces acteurs le 31 mars. Au-delà de la présentation classique de postes, le salon présente l’industrie par ceux qui la pratiquent avec enthousiasme, en montrant la diversité des carrières possibles et l’intégration du numérique dans les environnements de travail modernes.

Quelle est l’importance de la présence gouvernementale à Global Industrie 2026 ?

Huit ministres sont attendus, dont le ministre de l’Industrie qui sera présent les quatre jours du salon. Cette présence gouvernementale renforcée signale que Global Industrie 2026 est devenu un moment où les politiques publiques sont énoncées, où les annonces structurantes sont faites et où les parlementaires (députés et sénateurs) en délégation rencontrent directement les acteurs du secteur pour affiner leurs compréhensions législatives.

Éléments clés pour naviguer Global Industrie 2026 en tant qu’acteur industriel

  • Préparer sa visite en fonction des thématiques de chacune des quatre journées : journée 1 dédiée à la compétition mondiale, journée 2 au territorial et à l’accompagnement, journée 3 à l’innovation et au numérique, journée 4 aux talents et à l’attractivité.
  • Identifier les exposants pertinents en amont : le catalogue du salon, disponible avant l’événement, permet de cibler les stands du Village des technologies numériques, de l’Entrepôt connecté et du Booster en fonction de ses enjeux stratégiques spécifiques.
  • Planifier des rencontres avec des partenaires potentiels et des laboratoires de recherche : le pool innovation du Booster accueille pour la première fois les structures de recherche publique (PEI, Carnot) de manière formalisée.
  • Assister à des sessions d’expertise sur la conformité réglementaire et la gouvernance des données : ces sujets critiques seront abordés dans le Booster par des experts capables de traduire des obligations réglementaires en actions opérationnelles concrètes.
  • S’informer sur les financements disponibles et les appels à projets en cours : les résultats des projets financés par France 2030 seront présentés, offrant une visibilité sur les orientations strategiques futures et les opportunités de partenariat public-privé.
  • Participer aux discussions collectives sur l’attractivité des talents : ces débats du 2 avril concernent directement la viabilité à long terme des entreprises industrielles face aux défis de recrutement et de formation.